L’appel des médecins pour arrêter de fumer

Aidez les professionnels de la santé en vous abstenant de fumer !

Chers fumeurs,

D’habitude, c’est nous, les professionnels de la santé, qui sommes là pour vous aider. Mais cette fois-ci, nous nous adressons à vous pour vous demander de l’aide.

Comme vous le savez, nous devons alléger le travail du personnel et libérer des lits d’hôpital pour soigner les malades atteints de la COVID-19. Comment pouvez-vous nous aider ?

Le tabagisme augmente les besoins en soins sanitaires. Par contre, dès que cesse l’exposition – même passive – au tabac, la morbidité baisse rapidement. Grâce à la mise en place d’espaces non-fumeurs, des dizaines de milles d’admissions à l’hôpital ont été évitées !

De votre côté, le pouvoir que vous avez entre les mains est encore plus grand. S’il vous plaît, essayez d’arrêter de fumer et aidez ainsi les professionnels de la santé !

Nous savons que ce n’est pas évident et ne comptons pas vous laisser seuls. Grâce à l’assistance d’experts que nous vous proposons, vos chances de succès seront décuplées.

L’exemple de la Grande-Bretagne, où un million de personnes ont arrêté de fumer depuis le début de l’année, notamment grâce à l’initiative QuitforCovid, a de quoi nous inspirer.

À la clé vous attendent une meilleure santé, environ sept ans de vie supplémentaire selon la moyenne, d’énormes économies financières, la reconnaissance par votre entourage, une amélioration de votre estime personnelle, de votre fonction sexuelle et de l’état de votre peau…

De notre côté, c’est du temps que nous récupérons pour les malades, et de nombreux lits dans les hôpitaux.

Où chercher de l’aide ?

Imprimez ou gardez le texte de cet appel, réfléchissez tranquillement aux solutions proposées et choisissez celle qui vous convient le mieux.

Faites-le pour vous-mêmes, pour vos proches et aussi pour nous. Nous croisons les doigts pour vous ainsi que pour nous-mêmes ! ☺

Nous savons que la plupart d’entre vous ne sont pas contents d’être fumeurs : sept fumeurs sur dix préféreraient acheter autre chose que des cigarettes. Nous savons également que la vaste majorité d’entre vous a déjà essayé d’arrêter, mais jusqu’ici sans succès. Cela se comprend tout à fait : le tabagisme touche également les parties du cerveau qu’on ne peut pas contrôler par la volonté. Mais de chaque essai raté, on peut tirer des leçons et découvrir ce qui nous a aidé, ce qui nous a fait rater et ce qu’on peut faire différemment la prochaine fois.

Si votre « prochaine fois » a toujours été repoussée, sachez que le moment est venu de retenter le coup. Fumer nuit à tout le corps – en particulier à vos poumons – et affaiblit considérablement votre immunité. Comparés aux abstinents, les fumeurs contractent plus facilement des maladies contagieuses et ces maladies ont tendance a prendre une tournure plus grave chez eux. Pour de nombreuses autres raisons, les fumeurs se voient aussi hospitalisés plus souvent, y compris dans les unités de soins intensifs.

En cette période d’épidémie de coronavirus, les faits précités peuvent constituer une excellente motivation pour essayer d’arrêter la cigarette. À elle seule, l’interdiction de fumer dans les espaces publics en République tchèque a fait baisser de plusieurs dizaines de milliers le nombre d’admissions dans les hôpitaux pour infarctus. L’air pur en lieu et place des milliers de substances contenues dans la fumée du tabac fera du bien non seulement à vos propres poumons, mais aussi à ceux de vos proches. À part votre santé et votre intérêt personnel, vous pouvez vous réjouir d’avoir libéré votre place à l’unité des soins intensifs ; les patients en état critique atteints par l’épidémie actuelle pourront alors recevoir les soins nécessaires.

Même si l’effet du tabagisme se prolonge au-delà du moment où on arrête, certaines choses s’améliorent immédiatement : le risque de maladie cardiovasculaire aiguë, c’est-à-dire d’un arrêt cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral, se met à baisser immédiatement. Il en va de même pour le risque de complications liées à une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou à des crises d’asthme. Votre immunité, elle, se renforce.

Sur une note plus anecdotique, fumer avec un masque devant la bouche n’est pas chose évidente et devrait vous inciter à arrêter également. Alors, allez-y ! Vous trouverez de l’aide à distance – par téléphone, application mobile et e-mail – dans la section « Nous contacter » du Comité national contre le tabagisme (www.cnct.fr) ou sur le site : www.tabac-info-service.fr/J-arrete-de-fumer

Vos professionnels de la santé.

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